Le Comité de Soutien à
Monsieur
Félicien KABUGA et à sa Famille
donaka@skynet.be
LETTRE OUVERTE
Le 25 septembre 2002
à Son Excellence
Monsieur Kofi ANNAN
Secrétaire
général de l’Organisation des
Nations Unies
UN Headquarters
First Avenue at 46th Street
New York, NY 10017
Objet : Dénonciation des
poursuites injustes à
l’encontre Monsieur Félicien KABUGA
Monsieur
le Secrétaire général,
Nous,
le Comité de Soutien à Monsieur Félicien Kabuga et à sa Famille, avons
l’honneur de vous adresser cette lettre ouverte pour dénoncer les poursuites
injustes dont Monsieur Félicien Kabuga fait actuellement l’objet par le
Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR).
Rappelons le contexte historique,
le 1er octobre 1990, le Front Patriotique Rwandais (FPR), une
organisation politico-militaire, a déclenché une guerre au Rwanda dont
l’objectif était la conquête de pouvoir. Cette organisation l’a effectivement
conquit en 1994 au prix d’une guerre dans laquelle des massacres de civils ont
eu lieu, massacres dont les différentes parties en conflit se sont rejetées les
responsabilités.
C’est avec espoir que nous avons
assisté à la constitution du TPIR, crée pour identifier et sanctionner les
responsables de ce drame. Malgré les limitations du mandat du TPIR dans
l’espace et dans le temps, nous avons voulu croire en l’indépendance et
en la compétence des procureurs et des juges qui y seraient nommés.
Malheureusement, il a rapidement
été question de déchanter. L’indépendance, condition sine qua non pour une
justice équitable, est absente au sein du TPIR. Celui-ci n’a pas pu se dégager de
la pression du FPR ni aller au-delà de la propagande dans l’accomplissement de
son travail.
L’objet de notre requête est d’exprimer toute notre
indignation face à l’injustice que le TPIR continue de faire subir à tout un
peuple, en faisant porter à des victimes innocentes la responsabilité de crimes
qu’ils n’ont pas commis. Dans ce cadre, nous vous demandons de bien vouloir
vous pencher sur le cas de Monsieur Félicien KABUGA, un homme d’affaires
injustement accusé qui fait
actuellement l’objet d’un mandat d’arrêt international pour des crimes dont il
n’a jamais été l’auteur.
Nous reprenons ci-après les
accusations qui sont portées contre lui et montrons qu’elles n’ont aucun
fondement. Préalablement, nous donnons le portrait de cet homme que ceux qui le
connaissent qualifient d’homme honnête, droit et qui a gagné son patrimoine à
la sueur de son front.
Qui est Monsieur Félicien
Kabuga?
Monsieur Félicien Kabuga est né au début des années 30
dans une famille pauvre de la commune de Mukarange, dans la préfecture de
Byumba. N’ayant pas eu la chance de fréquenter l’école, il a appris par
lui-même à lire et à écrire.
Monsieur Félicien Kabuga est un
« self-made man » qui, à partir de presque rien, a bâti un
patrimoine respectable. Il a commencé
très jeune. Son premier franc, il l’a gagné à l’âge de douze ans, en vendant
une corbeille qu’il avait tressée de ses propres mains. Petit à petit, il a
réalisé des économies qui lui ont d’abord permis d’acheter du sel qu’il
revendait au marché.
En 1955, Il a obtenu
l’inscription tant convoitée au Registre de Commerce. Il a alors construit une
maison dans le centre de négoce de Rushaki dans la Commune de Kiyombe dans la
préfecture de Byumba pour y exercer son commerce. Là, il y vendait des
marchandises d’une grande diversité.
Au début des années 70, constatant que la ville de Rushaki ne
convenait plus à la taille de son commerce, il s’est installé à Kigali
où il venait d’achever la construction d’une maison à un étage qui lui servait
à la fois de lieu de résidence et de lieu de travail. C’est là qu’il est passé
au stade d’importateur. Il a commencé par les friperies de Hollande, des
Etats-Unis et de Belgique.
Ensuite, Monsieur Félicien Kabuga
a également importé, d’Amérique, d’Europe, d’Asie et d’Afrique, plusieurs
autres produits, notamment des luminaires, des appareils électroménagers
(frigos, cuisinières), du pétrole lampant, des textiles, des outils agricoles
(houes, pelles, machettes, pics etc.), des produits alimentaires (riz, sucre,
lait en poudre) et bien d’autres articles (théières, assiettes, tasses,
casseroles, poêles, plats, plateaux en tôle ou en céramique, thermos,
parapluies etc.), des outils de construction ( tuyaux pvc, fers à béton, tôles,
brouettes etc.)
En plus du commerce
import-export, Monsieur Félicien Kabuga s’est investi dans divers autres
secteurs de l’économie, à savoir dans le transport, dans les plantations
de thé, dans l’industrie et dans l’immobilier. A la date du 6 avril 1994, il
possédait; une quarantaine de camions-remorques de transport
international ; une plantation de thé de plus de 350 hectares ; une
minoterie d’une capacité de plus de 39000 tonnes de blé par an dans la ville de
Byumba ; plusieurs immeubles à
Kigali, notamment un complexe immobilier
qui devait regrouper: un hôtel,
des bureaux, des espaces de location, un super marché ainsi que d’autres
affaires; des entrepôts de marchandises à Gikondo; des résidences personnelles
à Kimihurura, à Remera, dans sa commune d’origine ainsi que des maisons
résidentielles à louer dans la capitale.
Monsieur Félicien Kabuga
disposait également d’actions dans la Banque Commerciale du Rwanda (BCR), dans
la Banque Continentale Africaine (BACAR), dans La Rwandaise ( Société
concessionnaire de véhicules Mercedes et Toyota), dans la Société de Transport
International du Rwanda (STIR), et dans bien d’autres sociétés commerciales.
Tout ce patrimoine que nous
venons d’évoquer et les marchandises qui se trouvaient dans les entrepôts de
Muhima, de Gikondo, de Byumba et du centre commercial de Kigali ainsi que les
recettes sensées être engendrées par ces biens depuis qu’il a été obligé de
quitter son pays, en 1994, représentent une fortune d’une très grande valeur que les dignitaires du FPR se sont
délibérément appropriés et dont ils ne veulent pas devoir rendre compte au
propriétaire légitime.
Dans ses affaires, Monsieur
Félicien Kabuga ne s’intéressait pas au seul gain financier, il se souciait
également de leur impact social. Ainsi, dans le but de contribuer au
développement rural, de lutter contre la pauvreté des populations paysannes et
contre l’exode rural, il a décidé d’implanter une minoterie dans la Préfecture
de Byumba alors qu’il eut été, du seul point de vue purement économique, plus
rentable de l’implanter dans la
capitale. Cette minoterie faisait vivre plus de 500 ménages.
Monsieur Félicien Kabuga
s’intéressait également aux problèmes sociaux et humanitaires qui
l’entouraient. Ainsi, pour faciliter l’accès à l’éducation, il a créé, sur
initiative et fonds propres, une école secondaire d’Economie et de Commerce à
Rushaki et, durant la guerre de 1990 à 1994, il a initié une collecte et
distribution d’une aide alimentaire aux déplacés de guerre de Byumba.
Voilà le véritable Monsieur Félicien
Kabuga, un homme d’affaires que l’on veut écarter définitivement de sa famille,
de ses affaires et de son pays par des accusations mensongères. On l’accuse
d’avoir importé des machettes, d’avoir financé le parti M.R.N.D., d’avoir
investi dans la RTLM et d’y avoir été nommé président du Comité d’Initiative,
d’avoir participé à la création d’un fonds de défense nationale (FDN) et de
soutenir l’opposition armée au régime du FPR.
Depuis qu’il a échappé à un
attentat perpétré par le FPR
au Kenya et qu’il a constaté que la justice n’avait pas encore droit de cité au
sein du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), l’intéressé vit,
coupé de sa famille, en clandestinité, en attente que la vérité sur son
compte soit rétablie. De plus, sa famille est l’objet de nombreux harcèlements
d’ordre judiciaire et policier notamment les écoutes téléphoniques, les
perquisitions et les blocages de comptes.
Monsieur Félicien Kabuga n’est
nullement un criminel comme certains veulent le présenter à l’opinion nationale
et internationale. Les Rwandais le connaissent plutôt comme un homme d’affaires
estimé pour sa probité, sa simplicité, la modération dans ses opinions et sa
discipline au travail. Ils reconnaissent en lui cet homme qui a durement
travaillé et qui ne doit sa réussite à personne d’autre qu’à lui-même. Il n’a
bénéficié d’aucune faveur d’une quelconque autorité politique. Il fréquentait
tout le monde sans considération de l’appartenance politique, religieuse,
ethnique ou régionale.
Nous allons, dans les lignes qui
suivent, examiner une à une les accusations portées contre Monsieur Félicien
Kabuga et montrer qu’elles sont sans fondement.
Accusation d’avoir importé des
machettes.
Cette accusation repose sur un
élément non pertinent, l’importation de machettes. Les détracteurs de Monsieur
Félicien Kabuga abusent de la crédulité dans laquelle baigne l’opinion
occidentale pour laisser entendre que les machettes ont été importées pour la
première fois dans l’histoire du Rwanda pendant la guerre de 1990-1994, de
surcroît, comme armes pour tuer les Tutsis. A ceux qui ne le savent pas encore,
nous réaffirmons que, dans le Rwanda de tous les temps, les machettes à
l’instar des houes, font partie des outils indispensables aux agriculteurs et
aux éleveurs qui représentent plus de 90% de la population. Même les citadins
s’en servent pour tailler les haies des clôtures, pour couper le bois, etc.
L’entreprise Ets Kabuga Félicien
a, en ce qui la concerne, importé des machettes depuis 1981, elle ne les a jamais distribuées, elle en faisait le
commerce parmi plusieurs autres articles comme nous l’avons vu plus haut. Elle
n’était ni l’unique ni la plus grande importatrice. Par exemple, en 1993, la
Société « Ets Jobanputras Suresh», qui exerce toujours au Rwanda et
cela de manière légitime, en a importé en quantité trois fois plus importante
qu’elle. Il y avait aussi des Tutsis qui en importaient comme Uzziel RUBANGURA.
La machette compte tellement dans la
vie courante des Rwandais que l’importation et la vente de cet outil
constituent un commerce ordinaire qui se maintient, même sous le régime du FPR.
Rappelons en outre qu’une usine
de fabrication de machettes, Rwandex Chilington, existait bel et bien au Rwanda
et que cette usine n’avait aucun lien avec Monsieur Félicien Kabuga.
L’importation des machettes alors qu’il y avait une usine locale qui en
produisait était justifiée par le fait que la demande nationale excédait
l’offre de cette usine, raison pour laquelle on avait recours à l’importation
pour répondre à cette demande.
Il s’agit d’ailleurs d’un outil
quasi indispensable au point que le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) et la
Croix Rouge distribuaient aux déplacés de guerre, entre autre ceux de
Nyacyonga, des trousseaux d’installation qui comprenaient chacun une casserole,
une couverture, une tente et justement une machette.
C’est
sans doute pour ces raisons que la commission d’enquête parlementaire belge sur
les événements du Rwanda a, pour sa part, estimé qu’elle n’était pas en mesure
d’apprécier le lien entre ces achats et la préparation du génocide.
Accusation d’avoir financé le
parti MRND.
Monsieur
Félicien Kabuga est repris sur l’acte d’accusation collectif contre le
« groupe politique » établi par le Procureur Général du TPIR.
Pourtant, Il n’a jamais fait de politique. En effet, il n’a jamais occupé un
poste à responsabilité politique ni dans le MRND (Mouvement Républicain
National pour la Démocratie et le Développement) ni dans un quelconque autre
parti ou organisation politique.
Le MRND était
une formation politique qui avait été créée conformément aux lois en vigueur et
dans le cadre d'une démocratie multipartite instaurée par la Constitution du 10
juin 1991.
Ses statuts avaient été approuvés par les autorités
compétentes et sa devise était « unité, paix et développement »
Monsieur
Félicien Kabuga était un adhérant du MRND et l’avoir été n’a rien de
répréhensible. Il n'y a joué aucun rôle
particulier ni sur le plan décisionnel ni dans le domaine financier. Il y a cotisé
comme n'importe quel sympathisant d'une formation politique ou d’une association, rien de plus. Le MRND
n'était ni une association de malfaiteurs ni un parti extrémiste, par
conséquent l'appartenance et la cotisation au MRND n'implique aucune culpabilité
Accusation d’avoir investi dans
la RadioTélévision Libre des Mille Collines (RTLM) et d’y avoir été nommé
président du Comité d’Initiative.
La RTLM était pour Monsieur Félicien Kabuga une entreprise purement
commerciale. Comme nous l’avons évoqué plus haut, Monsieur Félicien Kabuga
avait investi des actions dans différents secteurs de l’économie. Dans le
transport avec la STIR, dans le commerce automobile avec La Rwandaise, dans le
secteur bancaire avec la BACAR et la BCR. Il était toujours à l’affût
d’investissements intéressants.
La RTLM est née
dans le cadre de l’avènement du Programme d'Ajustement Structurel du Fonds
Monétaire International qui consacrait l'ouverture de l'économie rwandaise.
Avec la concurrence qui devait s’en suivre, le secteur de la publicité
apparaissait prometteur. L'objectif était d’offrir aux acteurs de l’économie
des espaces publicitaires et, dans le cadre du multipartisme récemment
restauré, de permettre à toute personne
désireuse d’exprimer ses idées de le faire.
La RTLM était donc, pour l'homme d'affaires qu'était
Monsieur Félicien Kabuga, une bonne opportunité d'investissement. Elle a été
créée conformément à la législation en vigueur et selon les procédures
reconnues de création des sociétés commerciales au Rwanda.
Accusation d’avoir participé à
la création d’un fonds de défense nationale (FDN)
Vers
la fin du mois d’avril 1994, avec quelques hommes d’affaires réunis à Gisenyi, Monsieur
Félicien Kabuga a participé à la création du Fonds de Défense Nationale dans le
but de soutenir l’armée régulière alors aux prises avec l’armée du FPR,
fraction rebelle qui s’opposait au gouvernement reconnu.
Le
Fonds de Défense était une opération déjà connue au Rwanda. En effet, lors de
l’attaque du Rwanda en octobre 1990 par l’armée du FPR, un fonds de soutien aux
forces armées rwandaises avait été créé à la demande du gouvernement et des
citoyens. L’adhésion à cette idée qui était noble en soi puisqu’il s’agissait
de défendre le pays a été massivement soutenue par la population rwandaise
toutes ethnies confondues. C’est cette même idée qui a été reprise en avril
1994.
Ce
fonds n’était pas déstiné aux auteurs de massacres comme veut le faire croire
les détracteurs de Monsieur Félicien Kabuga. Soutenir l’armée nationale, dans
de telles conditions, en lutte avec le FPR était un acte civique.
De
toute façon, le projet de ce fonds n’a jamais pu commencer à fonctionner. Entre
temps, le peu d’argent qui avait été déposé sur un compte ouvert dans la BCR
(Banque Commerciale du Rwanda) au nom de ce même fonds n’a jamais été débité ne
fut-ce que d’un centime. En effet, le FPR a pris le pouvoir en juillet 1994
avant que son utilisation ne soit effective. Ce compte devrait, s’il n’a pas
fait l’objet de malversations, exister encore aujourd’hui dans les livres de la
BCR. Il y a lieu de vérifier.
Accusation de soutenir
l’opposition armée au régime actuel de Kigali.
Accuser
monsieur Félicien Kabuga de financer des groupes armés opposés au régime en
place au Rwanda relève de la spéculation et non de la réalité. De quels moyens
dispose-t-il pour entretenir une armée pendant des années? Tout le monde sait
qu’une guerre coûte cher. Il est pratiquement impossible qu’un individu qui, du
reste, a été spolié de ses biens puisse s’aventurer dans une telle action.
En conclusion,
Il
ressort de ce qui précède qu’aucune des accusations portées contre Monsieur
Félicien Kabuga n’a de fondement. Les autorités du régime du FPR tiennent à le
faire incarcérer, après avoir tenté de le faire assassiner à Nairobi. Quelques
hypothèses peuvent être soulevées sur la raison de cet acharnement contre sa
personne:
1-
Monsieur Félicien
Kabuga est considéré par le FPR comme un financier éventuel de l’opposition au
pouvoir actuel de Kigali. Ce qui, comme nous l’avons vu, n’est pas le cas.
2-
Les autorités
actuelles de Kigali appréhendent de devoir lui payer des sommes importantes
pour avoir détruit sa résidence de Remera, avoir pillé ses entrepôts de Gikondo
et les avoir transformés en prison, avoir pillé ses entrepôts de Muhima, ceux
du Centre commercial de Kigali et ceux de la minoterie de Byumba; avoir occupé
et exploité son immeuble de Muhima et avoir encaissé les recettes provenant de tous ses biens, tout cela pendant plus de
huit ans sans lui verser aucun centime. Par ailleurs, voilà bientôt trois ans
que la famille essaye de récupérer ses biens au Rwanda sans que cela ne donne
aucun résultat alors que les autorités rwandaises font entendre que les biens
ont été restitués. Ainsi, les procurations pourtant légalisées par l’ambassade
du Rwanda à Bruxelles ont été retirées par les autorités rwandaises au
mandataire du Rwanda qui avait été désigné par la famille.
3-
Vu l’ampleur du drame
rwandais et par conséquent la nécessité impérieuse d’en désigner les
responsables, Monsieur Félicien Kabuga constitue un bouc émissaire idéal pour
ses détracteurs.
En
outre, la stratégie des détracteurs de Monsieur Félicien Kabuga consiste à inventer
périodiquement contre lui de fausses et lourdes accusations et à mettre financièrement à genoux sa famille, de
manière à ce qu’elle ne puisse avoir les moyens de les mettre en cause.
Il
est plus que temps que le principe de la présomption d’innocence soit respecté
à l’égard de Monsieur Félicien Kabuga et que sa famille puisse vivre en paix et
soit rétablie dans ses droits.
Nous
savons que le TPIR est financé par des pays et des populations qui croient et
aspirent au respect pur et simple des droits de l’homme. Il serait regrettable
de laisser ce tribunal continuer à pourchasser des personnes innocentes alors
qu’il dispose de moyens pour mener des enquêtes indépendantes et sérieuses sur
les crimes dont il a la compétence.
C’est
pour cela que nous vous sollicitons, Monsieur le Secrétaire général, ainsi que
toute organisation et personne éprises de justice pour que vous appuyiez notre
requête et que vous usiez de vos compétences et de vos pouvoirs
pour demander:
-
Au Procureur du TPIR,
de reconsidérer le cas de Monsieur Félicien Kabuga, d’annuler l’acte
d’accusation à son encontre et de commanditer des investigations plus sérieuses
qui feront éclater la vérité.
-
A ce que la chasse à
l’homme lancée contre Monsieur Félicien KABUGA soit mise à son terme.
-
Aux autorités et
juridictions nationales concernées, de rétablir tous les membres de la famille
Félicien Kabuga dans leurs droits.
-
Aux autorités et
juridictions de Kigali, de restituer les biens de Monsieur Félicien Kabuga à sa
famille.
Ainsi,
justice aura été faite.
Veuillez
agréer, Monsieur le Secrétaire général, l’expression de notre totale confiance.
Pour le Comité de Soutien à Monsieur Félicien KABUGA
et à sa Famille,
Donatien KABUGA